17 juin 2012
Compte-rendu situation à Mdhila
Publié ce matin sur son mur Facebook par "L'Autre Désert Tunisie" :
"Bonjour à tous, commençons la journée par une bonne nouvelle : Voici donc le point sur la situation au 17 juin et enfin, une bonne nouvelle : L'EAU EST REVENUE ! grâce à vous tous et à vos appels à l'aide, on nous a enfin entendu !
Néanmoins il est à craindre que cela ne dure pas : le gouverneur délégué de Mdhilla a enfin expliqué la situation et a confirmé que la nappe phréatique qui alimente Mdhilla et sa région est à sec, vide, zéro.... en conséquence, pour pouvoir nous donner de l'eau voici la manoeuvre qui a été faite : pomper sur Gafsa (et donc réduire l'arrivée d'eau à Gafsa) et transférer sur les châteaux d'eau de Mdhilla, couper Mdhilla et El Borj-Akerma/Mdhilla et ENFIN envoyer vers Ségui-Mdhilla. Ce qui, évidemment, ne sera pas fait tous les jours .... Nous avons donc accès à l'eau potable jusqu'à ce que notre château d'eau soit vide et que l'on recommence l'opération en prenant plusieurs jours à chaque fois pour se faire....
CELA N'A ETE FAIT QUE PARCE QUE VOUS AVEZ FAIT ENTENDRE VOS VOIX, sinon à l'image de l'année 2011 nous étions bons pour rester un mois sans eau. Et l'été est loin d'être terminé !"
La question du dessalement de l'eau de la nappe phréatique a été posée sachant que l'eau du puits d'eau salée appartient à la CPG, société exploitant les phosphates et qui, pour ce faire, doit pomper des millions de m3 d'eau.
"Nous ne sommes pas censés utiliser l'eau de ce puits, on nous tolère c'est tout.... d'après le gouverneur délégué, la SONEDE a donné son accord pour un sondage dans une nappe profonde, mais cela va prendre au minimum 2 mois dixit ce monsieur.... et s'il s'avère que cette nappe n'est pas utilisable....."
Cette terrible situation permet toutefois de réfléchir aux diverses solutions possibles pour répondre à ce phénomène récurrent de sècheresse, en complément bien sûr d'un réseau d'alimentation public, entretenu et d'une vraie politique de gestion de l'eau, notamment le système SODIS permettant de décontaminer, dessaler de l'eau grâce aux rayons solaires.
L'association OPUR a déjà développé, notamment au Maroc, des condenseurs de rosée et récupération de brouillard (voir ici).
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P.S. : Pas de rosée hélas dans cette partie du sud tunisien, la solution du dessalement solaire est donc à explorer, en complément d'autres infrastructures.



