23 septembre 2009
ECLAIRAGE ROUTIER SOLAIRE
A Djerba, il y a le soleil, le vent et la terre pour produire de l'énergie propre. Il est étonnant de voir combien ces énergies sont si peu ou pas du tout exploitées sur l'île. Pas d'éolienne, pas de géothermie et seulement quelques chauffe-eaux solaires sur les toits de quelques maisons, juste conçus pour chauffer l'eau domestique. Peu de foyers y ont recours car le service après-vente laisse à désirer, le matériel solaire disponible ne permet pas de stocker de l'énergie pour le chauffage central ou l'électricité.
C'est donc une bonne nouvelle que de voir sur la route Midoun-Houmt Souk quelques réverbères fonctionnant à l'énergie solaire. Il s'agit probablement d'une phase de test. Cela laisse l'espoir que l'éclairage public sera bientôt plus écologique.
D'ailleurs, à part pour des zones bien particulières, il faudrait repenser la nécessité d'éclairer les routes sur toute leur longueur. Il a été démontré en France par exemple que suite à une panne de l'éclairage public sur une portion d'autoroute, les accidents avaient largement diminué, l'obscurité poussant les conducteurs à la prudence. De plus, la pollution visuelle perturbe la vie et la quiétude des animaux nocturnes.
© Djam2305
07 septembre 2009
TOURISME ESTIVAL ET RAMADAN
La clientèle estivale à Djerba, surtout celle du mois d'août, est une clientèle européenne comme pour tout le reste de l'année, mais surtout familiale ayant payé le prix fort de la haute saison (même si beaucoup de rabais voire gratuités totales ou partielles sont offerts pour les enfants et que la destination est parmi les moins chères, si ce n'est la moins chère de tous les catalogues des Tour Operators sur la Méditerranée).
Le prix "haute saison" est l'argument principal et justifié du visiteur lorsqu'il conteste une mauvaise qualité des prestations et services qu'on lui propose. Nul ne peut de toute façon contester, notamment pour les 5 étoiles, qu'il y a un gros souci au niveau de la formation du personnel, même si on enregistre des progrès, il y a un grand pas à franchir et rapidement pour combler certaines lacunes.
Certes, la majeure partie de nos visiteurs repart satisfaite de son séjour à Djerba, prix attrayants, soleil quasi garanti, bon accueil, animation, personnel polyglotte...
Pour autant, cette année, le mécontentement gronde, en sourdine, mais il est là. Les touristes se plaignent du fait qu'en ville, la quasi totalité des restaurants et cafés sont fermés la journée et ce bien sûr car nous sommes en plein Ramadan. La formule all-inclusive qui enferme le visiteur dans son club limite les plaintes.
Certains établissements, trop peu à mon avis, ont compris l'opportunité de "rabattre" chez eux une clientèle qui d'habitude ne serait pas venue, mais qui faute de choix doit se contenter de ce qui est ouvert. Du coup, des enseignes provisoires affichant "Ouvert pendant le Ramadan" sont apparues.
Dans les discussions de café, il y a ceux favorables à l'ouverture de tous les établissements de restauration et les autres qui estiment que c'est au touriste de s'adapter. De plus, ces mêmes personnes craignent de voir quelques uns s'égarer du devoir religieux à la vue de touristes buvant et mangeant en terrasse.
Il y a donc débat et le mécontentement de cette clientèle estivale de 2009 pourrait avoir des répercussions négatives sur les taux de remplissage des étés prochains.
© Djam2305




